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mise-à-jour de ce chapitre:
22.07.2010 22:07
Version: 1.2 Revision 3
La théorie de la musique est l'ensemble des aspects théoriques
d'un système musical particulier. Il existe, non pas une, mais une infinité de
théories musicales, chaque type de musique possédant la sienne.
Tout système musical repose en effet sur un certain nombre d'usages, plus
ou moins contraignants, susceptibles de faire l'objet d'une théorisation,
orale ou écrite.
Une théorie de la musique possède fréquemment
un point de départ religieux, philosophique, ou magique
; d'autres fois, un point de départ arithmétique
ou scientifique (acoustique). C'est à cette dernère que nous nous
intéresserons ici évidemment...
Nous allons pour commencer considérer dans ce chapitre
les ondes élastiques
dans un gaz, résultant des variations de pression dans le gaz.
Le son constitue l'exemple le plus important de ce type d'ondes.
ONDES SONORES LONGITUDINALES
Dans les milieux élastiques: les gaz et les liquides, des ondes
sonores longitudinales se propagent suivant le mécanisme suivant
(pour les solides il s'agit d'ondes transversales développées
dans le chapitre de Mécanique des Milieux Continus): un
couche du milieu se déplace dans le sens de propagation de l'onde
(d'où le nom de longitudinal) et comprime la couche suivante laquelle,
sous l'effet de la pression avance et comprime la couche suivante
et ainsi de suite. Cela fonctionne aussi pour une couche qui recule:
la pression sur la couche suivante diminue ce qui a pour effet
de faire reculer la couche suivante laquelle
diminue à son tour la pression sur la suivante etc.
La vitesse à laquelle se déplacent ces ondes longitudinales dépend
comme souvent des caractéristique du milieu. En générale elle est
plus faible dans les gaz que dans les liquides et plus faible dans
les liquides que dans les solides. Par exemple dans
l'air, dans
l'eau et pour
les ondes transversales dans l'acier.
En ce qui concerne les fréquences, il n'y a presque pas de limites.
On peut générer des ondes sonores à des fractions de Hz jusqu'à des
centaines de MHz. Par référence à la gamme de fréquences
audibles à l'être humain, nous appelons "infrasons" des
fréquences inférieures à 20 [Hz] et "ultrasons" des
fréquences supérieures à 20 [KHz].
En général, les ondes sont produites par une source de dimensions
limitées et, à partir de cette source, se propagent dans toutes
les directions. Dans des milieux isotropes le front d'onde d'une
perturbation se sphérique. Nous éviterons d'introduire des coordonnées
sphériques en nous limitant à traiter des parties de fronts d'onde
suffisamment éloignées de la source et suffisamment petites devant
la distance à la source pour que nous puissions assimiler le morceau
de sphère à une surface plane. Autrement dit, nous ne traiterons
que les ondes planes longitudinales.
Il existe aussi une autre différence importante entre
les ondes élastiques
longitudinales dans un gaz ou liquide et les ondes élastiques
transversales dans un barreau solide. Les gaz sont très
compressibles, et si des fluctuations de pression s'établissent
dans un gaz, sa densité subira
le même type de fluctuation
que la pression.
Considérons les ondes se propageant à l'intérieur d'un tuyau
ou tube cylindrique (horizontal) de section S. Notons et la
pression et la masse volumique à l'équilibre du gaz. Dans ces conditions
d'équilibre, et sont
les mêmes dans tout le volume gazeux du cylindre, c'est-à-dire
indépendants de x.
Si la pression du gaz est perturbée par exemple à l'une
des deux ouvertures de cylindre creux, un élément
de volume de celui-ci
Sdx sera intuitivement mis en mouvement parce que les
pressions P et P'
sur les deux faces S, S ' de ce petit volume seront
différentes et produiront donc une force résultante.
Remarque: Même si elles ont une très grande vitesse, dans un
gaz les molécules
subissent des chocs très
fréquents les unes avec les autres. Elles parcourent au
fait moins d'un micron en moyenne (libre parcours moyen), dans
les conditions normales, avant d'en taper une autre.
Il en résulte un déplacement de la section S d'une quantité et
de la section S' d'une quantité différente nécessairement
différente car l'équilibre de pression n'aura pas eu le temps de
se faire.
Ainsi, l'élément de volume au début à une largeur dx mais
après la variation de pression il aura une largeur si les variations
de pression sont petits en première approximation:
(1)
Cependant, en raison de la variation du volume, il y a également à présente
une variation de densité due à la compressibilité du gaz. La masse
contenue dans le volume non perturbé est initialement:
(2)
Si est
la masse volumique du gaz perturbé, la masse du volume perturbé vau
au final:
(3)
La conservation de la matière demande que ces deux masses soient égales,
c'est-à-dire que:
(4)
ou:
(5)
En résolvant en nous
obtenons:
(6)
Comme nous considérons les variations de pression petites par
rapport à la pression ambiante, est
petit, nous pouvons remplacer :
(7)
par son développement limité de Taylor:
(8)
Soit:
(9)
En admettant maintenant que la pression est uniquement reliée à la
masse volumique (pour faire simple) nous pouvons écrire:
(10)
En utilisant la forme générale du développement de Taylor (cf.
chapitre de Suites et Séries):
(11)
Nous avons alors:
(12)
La quantité:
(13)
est appelée "coefficient de compressibilité" ou
plus techniquement "coefficient de compressibilité isotherme".
Rappelons que nous avons démontré dans le chapitre de Thermodynamique
que:
(14)
Alors (relation que nous utiliserons plus loin):
(15)
Conventionnellement il est noté (au signe près):
(16)
Ce qui correspond bien à l'intuition: une augmentation de pression
(variation positive) implique une diminution de volume (variation
négative).
Soit:
(17)
souvent notée .
Nous avons alors:
(18)
Cette expression relie la pression en tout point du gaz à la
déformation au même point.
Nous avons ensuite besoin de l'équation du mouvement de l'élément
de volume. La masse de l'élément est et
son accélération .
Nous avons naturellement en termes de force (le signe moins indiquant
que la force qui varie la pression s'oppose à la pression initiale
dans le cylindre) :
(19)
soit:
(20)
Dans ce problème, il y a deux champs, le champ des déplacements et
le champ des pressions P. Nous pouvons les combiner de la
manière suivante en prenant:
(21)
et en dérivant par rapport à x et en nous rappelant que est
indépendante de la position dans le gaz. Nous avons alors:
(22)
Ce que nous pouvons combiner avec:
(23)
Nous retrouvons donc au final une équation d'onde
de la forme (rappel) d'une équation de Poisson (plus particulièrement
il s'agit d'une équation de d'Alembert):
(24)
Nous obtenons donc une relation similaire à ce que nous avons
obtenu dans le chapitre de Mécanique Ondulatoire pour les ondes
mécaniques ou dans le chapitre d'Électrodynamique dans l'équation
de propagation des ondes. Nous en concluons que le déplacement
dû à une perturbation de pression dans un gaz de propage à la vitesse:
(25)
La relation:
(26)
est parfois appelée "relation de Newton-Laplace".
Si nous considérons l'ai comme un gaz parfait diatomique
alors (cf. chapitre de Thermodynamique)
nous avons ...
de masse molaire (moyenne
pondérée des masses molaires de et )
il vient à une température de 300 [K]:
(27)
Ce qui est en parfait accord avec l'expérience! Par contre
lorsque l'on dit qu'un avion vole à Mach 2 (le Mach est le rapport
entre la vitesse d'un avion et celle du son), on ne connaît pas
vraiment la vitesse du son (ni de l'avion) son on ne connaît pas
la température.
Or, nous avons aussi le résultat suivant (cf.
chapitre de Mécanique
des Milieux Continus):
(28)
Or, nous avons démontré dans le chapitre de Génie Mécanique que
le coefficient de Poisson respectait:
(29)
En prenant l'approximation que pour un gaz ... nous
avons alors:
(30)
et donc:
(31)
La vitesse du son est alors donnée par le même type d'expression
pour les fluides ou les solides! Ainsi, la propagation d'une déformation
longitudinale dans un solide est donnée par:
(32)
et la déformation transversale (cf.
chapitre de Mécanique du solide):
(33)
Nous avons aussi:
(34)
En divisant ces deux égalités membre à membre, nous obtenons:
(35)
Soit après simplification:
(36)
Pour l'usage en laboratoire, ce modèle d'onde sonore est plus
pratique que le précédente car nous mesurons plus facilement des
variations de pression dans un liquide ou un gaz, que des déplacements
de molécules.
Le mouvement des ondes dans les gaz est un processus adiabatique
(cf. chapitre de Thermodynamique)
donc il n'y a aucun échange d'énergie
sous forme de chaleur par élément de volume du gaz.
PUISSANCE TRANSPORTÉE PAR UNE ONDE SONORE
Nous avons vu plus haut que:
(37)
Notons cela les variations de densité dues à l'onde sonore par:
(38)
Nous ferons le calcul de la puissance transportée que pour le
cas des ondes sinusoïdales. Dans ce cas sera
de la forme:
(39)
Comme est
connu, nous pouvons calculer la pression correspondante en utilisant:
(40)
En introduisant les variations de pression dues à l'onde sonore:
(41)
et en utilisant:
(42)
Il vient:
(43)
Nous avons alors:
(44)
Pour calculer la puissance transportée par une onde sonore, nous
allons calculer le travail effectué, pendant une période, sur une
surface S située sur un plan perpendiculaire à l'axe des x et
de coordonnées x.
La force exercée sur cette surface sera:
(45)
Le travail effectué quand cette surface se déplace de sera:
(46)
Comme nous faisons un calcul pour les déplacements d'une
couche dont la position d'équilibre x ne varie pas, seule
la variable t varie:
(47)
En remplaçant nous obtenons:
(48)
Le travail exercé pendant un période :
(49)
sera:
(50)
Nous avons déjà démontré l'expression de ce type d'intégrale
dans le chapitre de Calcul Différentiel et Intégral:
(51)
d'où:
(52)
En remplaçant il vient:
(53)
Pour calculer la puissance, il faut diviser ce travail par le
temps dans lequel il a été effectué:
(54)
et pour calculer la puissance transmise par unité de surface,
il faut diviser par la surface:
(55)
Si nous remplaçons k par:
(56)
Nous obtenons:
(57)
Avant de continuer, signalons que qu'il existe plusieurs façons
de mesurer l'amplitude d'un son, et par extension, d'un signal
quelconque de nature ondulatoire :
- l'amplitude moyenne (la valeur moyenne arithmétique du signal
positif)
- l'amplitude efficace (amplitude continue équivalente en puissance)
- l'amplitude crête (maximale positive)
- l'amplitude crête à crête (l'écart maximal d'amplitude positive
et négative)

(58)
Dans la pratique, l'amplitude moyenne présente peu d'intérêt
et n'est pas utilisée. En revanche, la valeur efficace ou RMS,
pour Root Mean Square en anglais, soit la valeur quadratique moyenne
du signal est universellement adoptée pour mesurer la valeur des
tensions alternatives, dans le cadre général autant qu'en acoustique.
Un amplificateur qui est donné pour 10 watts RMS fera 14 watts
en crête et 28 watts en crête à crête (aussi noté cc). Les mesures
de puissance crête à crête sont assez souvent appelées "watts
musicaux" par les vendeurs de matériel audiovisuel, car les
chiffres sont plus flatteurs.
L'unité de mesure de l'amplitude dépend de la grandeur physique
mesurée :
- Pour une corde vibrante, c'est une distance.
- Pour une onde sonore, c'est la pression de l'air, ou des mouvements
du diaphragme
- Pour le rayonnement électromagnétique, l'amplitude correspond
au champ électrique.
- Pour un signal électrique, cela correspond à la valeur
maximale.
Pour les régimes sinusoïdaux, il est facile de démontrer que
quelque soit le domaine de la physique la valeur efficace est la
valeur de crête divisée par la racine carrée de deux:
(59)
Dons en valeur efficace (il s'agit uniquement d'un choix arbitraire
et rien d'autre il faut juste savoir de quoi on parle par la suite!!),
la relation antéprécédente s'écrit:
(60)
Comme nous avons l'amplitude de la pression qui est égale à:
(61)
et sa valeur efficace par:
(62)
Finalement nous avons pour la puissance (que nous représenterons
par la suite par un P majuscule stylisé afin de ne pas confondre
avec la pression):
(63)
MESURE DE L'INTENSITÉ DU SON
Pour caractériser le sou, on a inventé une unité de mesure: le "Bel" et
son sous-multiple le "décibel" qui vaut 1/10 de Bel.
Cette intensité a été définie à partir de la pression sonore efficace
(le donné plus
haut) et de la pression sonore d'une onde (à une fréquence précise!) à la
limite du seuil auditif d'une petite élite de l'humanité (environ
10%).
Cette pression efficace de référence vaut:
(64)
L'intensité sonore d'une onde dont la pression sonore efficace
est vaut
par définition et par convention:
(65)
Dans certaines source, nous trouvons la définition du Bel à partir
d'une intensité de référence de (à 1 [KHz]) :
(66)
Il vient alors (la définition est équivalent puisqu'il s'agit
d'un rapport et que la puissance est directement proportionnelle
au carré de la pression comme nous l'avons démontré plus haut):
(67)
En réalité, le Bel est rarement utilisé et on lui préfère le
décibel (la plupart des êtres humains peuvent à ce jour déceler
une différence d'intensité entre deux sont dont l'intensité diffère
de 1 [dB]):
(68)
La raison de ce choix logarithmique est que la sensation auditive
est aussi logarithmique: on a la même impression d'augmentation
du son quand celui-ci passe de 1 à 10 que quand il passe de 10 à 100.
Pour donner une de la valeur d'un décibel, voici un tableau de
valeurs typique:
Décibels |
Source |
160 |
Dommages au tympan |
140 |
Seuil de la douleur |
120 |
Seuil de la gêne |
100 |
Atelier de machines lourdes |
85 |
Automobile |
75 |
Usine moyenne |
60 |
Conversation normale |
40 |
Bruit des spectateurs au
cinéma |
20 |
Studio de radiodiffusion |
10 |
Chambre anéchoïque |
0 |
Seuil de l'audition |
Tableau: 1 - Amplitudes relatives typiques de différents sources sonores
Comme nous l'avons déjà dit la pression efficace sonore minimum
qui provoque une sensation auditive est de :
(69)
c'est-à-dire environ plus
petite que la pression atmosphérique. Il faut tout de même que
la fréquence de cette onde se situe autour de 3 [KHz], là où la
sensibilité est maximum.
Il est très intéressant de calculer à quelle amplitude efficace
de déplacement cela correspond. Nous utilisons alors la relation
démontrée plus haut:
(70)
Donc pour le cas limite et à 1 [KHz], aux C.N.T.P., nous
aurons un déplacement de (valeurs prises dans les tables C.R.M.):
(71)
et la valeur crête sera donc de:
(72)
Cette valeur est inférieure au rayon des atomes selon le modèle
de Dalton. La nature nous a doté d'une organe d'une sensibilité exquise!
Il est facile de calculer à quelle valeur de puissance unité de
surface correspond une onde sonore à la limite de l'audition. En
utilisant la relation démontrée plus haut, nous obtenons:
(73)
Comme la surface de la section du canal auditif fait moins d'un ,
la puissance qui arrive au tympan est inférieur à .
ONDES SPHÉRIQUES
Dans la réalité les ondes sonores sont générées par des sources
d'étendue finie. À des distances plus faibles ou comparables à l'étendue
de la source, la forme du front d'onde qui s'éloigne de la source
peut être très compliqué (imaginez le front d'onde d'un tonnerre
provoqué par un éclair tarabiscoté). Mais, loin de la source, elle
est vue comme un objet ponctuel et le front d'onde devient de plus
en plus sphérique à mesure que l'on s'éloigne de la source.
Si nous regardons un petit morceau de la sphère, la petite surface
sphérique sera très peu incurvée et nous pourrons l'assimiler à une
surface plane sans faire trop d'erreur. Nous retrouvons les ondes
planes que nous avons calcules dans ce chapitre... Mais pas tout à fait!
La différence est que l'énergie transportée par l'onde sonore
est distribuée dans une surface qui s'agrandit comme (où R est
la distance à la source). Donc la puissance par unité de surface
doit diminuer comme (comme
pour les ondes électromagnétiques vues dans le chapitre du même
nom) et comme la puissance par unité de surface est proportionnelle à ou à cela
implique que dans une onde sphérique, aussi bien le déplacement ,
que la pression sonore ,
doivent diminuer comme 1/R.
Dans le cas des ondes sinusoïdales il faudra modifier l'équation
d'onde:
(74)
en ajoutant un coefficient 1/R. Si nous appelons r la
distance entre la source et la position d'observation, et que, à la
place de mesurer la position avec x nous le faisons avec r:
(75)
et de même pour la pression sonore:
(76)
ONDES DE CHOC
Les ondes de choc se produisent dans un gaz pour des perturbations
très intenses. Par exemple, l'onde du choc du Concorde (bang supersonique)
fait au niveau du sol une surpression d'environ 100 [Pa].
Le son est très fort, de l'ordre de 140 [dB], mais la surpression
n'est que d'un millième de la pression atmosphérique! Les ondes à la
sortie des armes à feu ont des surpressions de l'ordre de quelques .
Nous avons démontré que la vitesse des ondes dans un gaz dépendait
de la température mais si nous prenons en compte que les ondes
sonores produisent des variations de pression, celles-ci produisent
donc elles-mêmes des variations de température (cf.
chapitre de Thermodynamique). Donc, une augmentation de pression augmente la
température ce qui augmente la vitesse. Pour le cas d'une sinusoïde,
les sommets de pression se retrouvent à voyager plus vite que les
creux... La sinusoïde se déforme, la pente entre les sommets et
les creux de devant augmente ce qui a tendance à créer un front
d'onde abrupt entre le partie chaude, derrière le front d'onde
et la partie froide juste devant. C'est ce que l'on appelle "onde
de choc". Cette onde de choc se propage à la vitesse qui correspond à sa
température et qui est supérieure à celle du son normal.
À mesure que le front d'onde se propage, son amplitude diminue
et à la fin, l'onde de choc devient une onde sonore normale. Ce
qui est remarquable est que les ondes de choc, aussi bien celles
en surpression (plus chaudes et plus rapides) que celles en dépression
(plus froides et plus lentes) fusionnent avec les ondes qu'elles
rattrapent ou qui les rattrapent. En effet, une onde normale qui
se fait rattraper par une onde de choc se retrouve à voyager dans
une zone chaude dont la vitesse est celle de l'onde qui l'a rattrapée.
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