|

GÉNIE MARIN & MÉTÉO | GÉNIE
MÉCANIQUE | GÉNIE ÉLECTRIQUE
GÉNIE ÉNERGÉTIQUE| GÉNIE
CIVIL | GÉNIE BIOLOGIQUE | GÉNIE AÉRONAUTIQUE
GÉNIE SPATIAL | GÉNIE
CHIMIQUE | GÉNIE INDUSTRIEL
Dernière mise-à-jour
de ce chapitre:
09.03.2010 14:49
Version: 1.1 Revision 1
LISTE DES SUJETS TRAITÉS SUR CETTE PAGE
Dans ce chapitre nous allons voir quelques cas pratiques
simples de ce que nous avons étudié dans les chapitres
de Mécanique
Classique et d'Astronomie dans le cadre du Génie Spatial.
Le lecteur découvrira certainement qu'il s'agit au fait
que d'exemples que nous trouvons souvent dans les livres scolaires
en tant qu'exercices.
ÉQUATION FONDAMENTALE DE LA PROPULSION
Un lanceur spatial a pour mission de placer une charge en orbite,
pour cela
il doit fonctionner dans l'atmosphère et le vide. Les principes utilisés sont
ceux de l'action et de la réaction de Newton, et de la conservation de la quantité de
mouvement : grossièrement nous pouvons affirmer qu'une fusée accélère en éjectant
des gaz à grande vitesse (le ballon baudruche qui se dégonfle donne une bonne
idée du phénomène). Après une étude mécanique simple nous pouvons obtenir l'équation
fondamentale de la propulsion.
En considérant les différentes parties mobiles et indépendantes
de la fusée (en fait la structure principale séparément des gaz éjectés),
nous pouvons affirmer à l'aide du principe d'action et réaction
(cf. chapitre de Mécanique classique) pour un système donné, la
somme des forces extérieures est:
(1)
Ainsi, en prenant le système fusée et gaz ensembles nous avons:
(2)
Soit que:
(3)
Le principe de la propulsion s'énonce alors grâce à la conservation
de la quantité de mouvement, que nous avons établie.
Considérons une fusée de masse m et de vitesse ,
la vitesse d'éjection des gaz étant .
Au temps t, nous avons :
(4)
au temps t+dt nous avons:
(5)
mais le dm est une perte de masse donc il faut changer
son signe sinon la relation précédente ne correspond pas à l'interprétation
de la réalité. Ainsi:
d'après le principe de conservation de la quantité de mouvement:
(1)
d'où après simplification:
(2)
d'où:
(3)
ce qui par intégration donne "l'équation
fondamentale de la propulsion" par fusée hors champ
de gravité et dans le vide à vitesse d'éjection constante des
gaz...:
(4)
Nous en déduisons donc qu'un lanceur accélère d'autant plus que
la vitesse des gaz est grande, que la poussée dépend de la quantité de
gaz fournis et de leur vitesse, et la rapport des masses initiale
et finale doit être maximum pour favoriser la propulsion, c'est-à-dire
que la structure du système est voulue négligeable (la masse finale
est alors minimale).
Cependant dans un champ gravitationnel il faut ajouter le terme
qui freine la fusée et qui donnera donc l'expression:
(5)
si nous supposons la gravité g comme constante pendant
la phase d'accélération principale.
Exemple:
La fusée Saturne 5 a une poussée totale d'environ et,
au départ, une masse totale de 3'038 tonnes. La premier étage consomme
2'000 tonnes de carburant en comburant en 150 [s] (seulement
le premier étage!). La vitesse d'éjection des gaz est de .
Si nous négligeons le poids propre de la cellule du premier étage,
la vitesse en fin de combustion, calculée é partir de la dernière
relation, donne:
(6)
soit environ 55% d'erreur par rapport à la vraie valeur de (ce
qui est normal avec toutes les hypothèses simplificatrices que
nous avons faites...).
La valeur théorique de l'altitude atteinte, même si son expression
est très simple à déterminer, est tellement fausse que cela ne
vaut pas la peine d'en faire mention.
Les navettes ne vont donc pas à la vitesse de libération avec
qu'un seul étage de propulsion et même.... elles n'ont souvent comme
seul objectif d'aller seulement à la vitesse de mise en orbite
basse... La navette n'est pas libérée de l'attraction terrestre,
loin de là!
ORBITE GÉOSTATIONNAIRE
L'orbite géostationnaire est une orbite située à 35'786 km d'altitude
au-dessus de l'équateur de la Terre, dans le plan équatorial et
d'une excentricité orbitale nulle. C'est un cas particulier de
l'orbite géosynchrone (dans le cas contraire la période orbitale
correspond toujours à la durée de la révolution de la Terre mais
l'orbite s'écarte également au Nord et au Sud de l'équateur en
décrivant un analemme dans le ciel lorsqu'il est observé depuis
un point fixe de la surface de la Terre).
Cette caractéristique est particulièrement importante pour les
satellites de télécommunications ou de diffusion de télévision.
La position du satellite semblant immobile, un équipement de réception
muni d'une antenne fixe pointant dans la direction du satellite
géostationnaire suffira pour capter ses émissions. Cette orbite
est également utilisée pour l'observation de la Terre depuis une
position fixe dans l'espace comme c'est le cas pour les satellites
météorologiques géostationnaires.
Les satellites géostationnaires sont donc nécessairement situés à la
verticale ou au zénith d'un point de l'équateur ou, en d'autres
termes, situés dans le plan équatorial de la Terre.
Pour calculer la position de l'orbite géostation nous allons
d'abord utiliser la seconde la loi de Newton (cf.
chapitre de Mécanique
Classique):
(7)
et nous avions avons démontré dans le chapitre de mécanique classique
que lorsque le mouvement est circulaire nous avons:
(8)
Et nous allons utiliser la loi de la gravitation présentée dans
le chapitre de Mécanique Classique (et démontrée dans le chapitre
de Relativité Générale):
(9)
Nous allons utiliser ces relations avec la masse de la Terre , la
masse du satellite, le rayon de la Terre à l'équateur
en moyenne, h la hauteur du satellite par rapport au sol
et v la vitesse du satellite.
Sur l'orbite géostationnaire il y a donc équilibre entre les forces
de gravitation et la force centrifuge du satellite et la force
d'attraction gravitationnelle de la planète. Nous pouvons donc écrire:
(10)
En adoptant les notations citées précédemment cela donne donc:
(11)
Nous voyons que la masse du satellite se simplifie. Donc l'orbite
géostationnaire en est indépendante!
La vitesse pour une trajectoire circulaire est le rapport de la
circonférence du cercle sur la période de temps nécessaire pour
le parcourir en entier. Nous avons donc:
(12)
Donc T étant égal par définition dans ce contexte à la
durée de la journée sur Terre, nous avons en prenant les tables
disponibles:
(13)
Retournons à la relation antéprécédente pour la simplifier :
(14)
et y injectant la relation explicite de la vitesse:
(15)
Soit:
(16)
Il vient enfin:
(17)
et la vitesse du satellite:
(18)
|