|

TRIGONOMÉTRIE
| GÉOMÉTRIE EUCLIDIENNE
| GÉOMÉTRIES
NON-EUCLIDIENNES | GÉOMÉTRIE
PROJECTIVE | GÉOMÉTRIE
ANALYTIQUE | GÉOMETRIE
DIFFÉRENTIELLE | FORMES GÉOMÉTRIQUES
| THÉORIE DES GRAPHES
Dernière mise-à-jour de ce chapitre:
13.08.2010 19:12
Version: 2.1 Revision 1 | Rédacteur: Vincent Isoz | Avancement: ~80%
LISTE DES SUJETS TRAITÉS SUR CETTE PAGE
Nous avons déjà défini au début
du chapitre de Géométrie Euclidienne les concepts
de dimensions topologiques, ce qu'était un point de dimension
nulle et une courbe de dimension unité. Nous ne reviendrons
pas sur ces dernières
et nous intéresserons
aux formes de dimensions supérieures.
Le but du présent chapitre
est de répertorier avec démonstrations quelques propriétés mathématiques
remarquables des formes et corps géométriques connus (surface,
volume, centre de masse, moment d'inertie). Effectivement, il
existe nombre
de formulaires les répertoriant sans démonstration mais peu voire
pas, d'ouvrages les démontrant toutes (nous n'en avons jamais
vu en tout cas...). La liste ci-dessous est à ce jour loin d'être
exhaustive (puisqu'il existe une infinité de formes géométriques)
mais elle sera complétée avec le temps.

Les quelques formes que
nous avons souhaité présenter permettent assez facilement de trouver
les propriétés remarquables d'un très grand nombre de formes non
répertiorées sur cette page par assemblage ou décomposition.
Remarques:
R1. Les relations trigonométriques
remarquables dans les formes géométriques ci-dessous ne sont pas
démontrées dans ce chapitre. Celles-ci se trouvent déjà toutes
dans le chapitre traitant spécifiquement de la Trigonométrie.
R2. Nous entendons par "centre de gravité", le "barycentre"
tel que vu dans le chapitre de Géométrie Euclidienne.
SURFACES
CONNUES
Il existe plusieurs définitions du concept de surface dont
une due à Euclide et une autre moderne due à la topologie
(voir chapitre du même nom).
Définitions:
D1. Une "surface plane"
est ce qui a longueur et hauteur.
D2. Une "surface"
est une variété topologique de dimension 2
Remarque: Nous nous intéresserons dans un premier temps uniquement
aux propriétés (périmètre, surface,
centre de gravité,...) de surfaces plongées dans des géométries
euclidiennes.
POLYGONES
Définition: Un "polygone" est
une figure plane limitée par des segments de droites consécutifs
(autrement dit: par une polyligne fermée).

(26.1)
Par
définition, un "quadrilatère",
"pentagone", "hexagone",
"heptagone"
sont des polygones à respectivement quatre, cinq, six, sept... côtés.
Nous distinguons trois grandes familles (mais elles ne sont pas
les seules!) de polygones : les polygones croisés, les polygones
concaves et les polygones convexes (nous retrouverons ces deux
familles
dans
différents
chapitres
du site).
Définition: Un polygone est dit "polygone
croisé" si
deux au moins de ses côtés
sont sécants, c'est-à-dire si au moins deux de ses côtés se coupent.
C'est le cas du pentagone ABCDE ci-dessous :

(26.2)
Remarque: "L'enveloppe" d'un polygone
est le polygone obtenu en suivant
le contour extérieur de celui-ci. Par exemple, l'enveloppe du pentagone
précédent est un décagone dont les sommets sont les cinq sommets
du pentagone et les cinq intersections de ses côtés.
Définition: Un polygone est dit "polygone
concave" s'il
n'est pas croisé et
si une ou plusieurs de ses diagonales ne sont pas entièrement à l'intérieur
de la surface délimitée par le polygone.
Par exemple, le pentagone ACDBE ci-dessous est dit concave
car les diagonales BC et CE sont respectivement à l'extérieur
et partiellement à l'extérieur de la surface délimitée
par le polygone.

(26.3)
Définition: Un polygone est dit "polygone
convexe" s'il n'est
pas croisé et
si toutes ses diagonales sont entièrement à l'intérieur de la surface
délimitée
par le polygone. Ainsi, l'hexagone MNOPQR ci-dessous
est dit convexe :

(26.4)
Relativement aux définitions données précédemment
où les diagonales
étaient mises en évidence, voyons s'il y a une relation
permettant de connaître leur nombre relativement au nombre
d'arêtes du polygone.
Partons pour cela
d'un polygone de n côtés (notons qu'il a aussi n sommets)
:

(26.5)
Nous définissons le total de segments s égale à la quantité de
côtés (arêtes) n plus quantité de diagonales d tel
que :


(26.6)
Maintenant, prenons le premier point de notre pentagone. Nous
voyons que nous pouvons joindre tous les points n, sauf le point
considéré (-1) soit la formation de n - 1 segments comme
le montre la figure ci-dessous :
(26.7)
Avec le deuxième point, nous pouvons aussi joindre tous les points n,
sauf le point considéré (-1) et le premier point déjà vu
(-1) soit la formation de n - 2 segments :

(26.8)
Avec le troisième nous pouvons aussi joindre tous les points n,
sauf le point considéré (-1) et sauf les deux points
déjà vu (-2) soit la formation de n - 3 segments

(26.9)
Nous continuons avec les autres points: le 4ème qui donne n -
4 segments, le 5ème qui donne n - 5 segments... In extenso,
nous voyons donc que le (n - 2)ème point donne donc n -
(n - 2) segments, etc.
Nous avons donc finalement pour :
(26.10)
En simplifiant nous trouvons donc :

(26.11)
Nous nous retrouvons donc avec deux relations :
et
(26.12)
Dès lors il vient que :
(26.13)
RECTANGLE
Définition: Le "rectangle" est
un cas particulier du quadrilatère (forme à quatre côtés délimités
par des segments finis tel que : losange, carré, rectangle, trapèze,
etc.) dans le sens où ses côtés L et H (notation
pour Longeur et Hauteur selon figure ci-dessous) sont égaux deux à
deux et à angle droit (en d'autres termes, L n'est pas forcément
égal à H).
D'autres définitions
possibles consistent à dire qu'un rectangle est un parallélogramme
disposant d'un angle ou un quadrilatère ayant quatre angles
droits.
Remarque: Le rectangle peut être vu comme la composition
de deux (ou plus) triangles rectangles (voir plus loin la définition).
Pour construire un rectangle, il suffirait d'avoir un seul et
unique
triangle rectangle et lui faire subir une double réflexion et une
rotation par rapport à un axe bien choisi (cf.
chapitre de Géométrie Euclidienne).

(26.14)
De
par les axiomes d'Euclide (cf. chapitre
de Géométrie Euclidienne),
le périmètre d'un rectangle est donné par :
(26.15)
Et
par définition, sa surface par :
(26.16)
et
la longueur de sa diagonale par (application du théorème de Pythagore)
:

(26.17)
La
position du centre de gravité du rectangle, si nous posons le repère
cartésien dans le coin inférieur gauche de la forme, est trivialement
donné par :
(26.18)
Enfin, indiquons que si nous étions des êtres vivants
dans un espace à deux dimensions, le rectangle serait ce que nous
apercevrions si un parallélépipède
traversait notre univers parallèlement à ses faces.
carré
Définition: Le "carré" est
un cas particulier du rectangle dans le sens où ses quatre côtés
sont égaux tel que
.

(26.19)
De
par les axiomes d'Euclide (cf. chapitre
de Géométrie Euclidienne),
le périmètre du carré est donné par :
(26.20)
Ainsi, il vient
pour la surface que :
(26.21)
et
pour sa diagonale :
(26.22)
La
position du centre de gravité du carré, si nous posons le repère
cartésien dans le coin inférieur gauche de la forme, est trivialement
donné par :
(26.23)
Enfin, indiquons que si nous étions des êtres vivants
dans un espace à deux dimensions, le carré serait ce
que nous apercevrions si un cube
traversait notre univers parallèlement à ses faces.
triangle
Définition: Le "triangle quelconque"
est un polygone à trois côtés et englobe dans les cas particuliers,
les triangles : isocèles, équilatéraux et rectangles.

(26.24)
De
par les axiomes d'Euclide (cf. chapitre de
Géométrie Euclidienne),
le périmètre d'un triangle quelconque est donné par :
(26.25)
Le triangle quelconque est
toujours décomposable en deux triangles rectangles. Ainsi, celui
de la figure ci-dessous peut se décomposer en deux triangles rectangles
de base respective et
(définis
par la projection orthogonale du sommet opposé au segment a) tels que :
(26.26)
La surface de ces deux triangles rectangles
sont comme nous l'avons déjà implicitement dit dans notre étude
du rectangle, la moitié de la surface d'un rectangle de même longueur
et même hauteur. Ainsi :
(26.27)
Ainsi la somme de ces surfaces, nous
donne la surface du triangle quelconque :
(26.28)
Nous pouvons de cette dernière relation, que la surface tout triangle
quelconque est assimilable à la moitié de la surface d'un rectangle
de longueur et
hauteur .
Remarque: Quelque soit la base a, b, c et
la hauteur respective  ,
le raisonnement précédent reste bien évidemment totalement juste.
La détermination du centre
de gravité (ou barycentre) G (cf.
chapitre de Géométrie Euclidienne) est un
peu moins intuitive que dans le cas du rectangle...
Nous pouvons
bien sûr
nous servir d'un repère et des outils du calcul vectoriel pour
très
facilement déterminer ce dernier. Nous allons donc démontrer
que le centre de gravité d'un triangle quelconque est à l'intersection
de toutes les médianes :
Démonstration:
Soit un
triangle ABC. Nous appelons A' le
milieu du segment BC, B' celui
de AC et
C' celui
de AB:

(26.29)
Nous
allons démontrer que le seul point G vérifiant
(cf. le chapitre de Géométrie Euclidienne) :
(26.30)
est le
point de concours des trois médianes du triangle ABC. Cette démonstration s'effectuera en deux étapes, en
deux propositions. Au terme, nous pourrons conclure par le théorème.
Propositions
:
P1. Si
ABC est un triangle
alors il existe un et un seul centre de gravité G tel
que 
P2. Les
trois médianes d'un triangle sont concourantes. Leur point d'intersection
est ce point G.
Démonstrations:
DM1. Soit G un
point du plan tel que .
Nous pouvons alors écrire que :
(26.31)
d'où :
(26.32)
Cette
relation vectorielle garantit que le point G est unique
et que nous pouvons même le placer!
C.Q.F.D. DM2. Pour démontrer
que les trois médianes sont concourantes, nous allons prouver que G appartient à chacune
des trois médianes.
Au
point P1., nous avons démontré que G vérifie l'égalité :
(26.33)
Comme
A' est
le milieu du côté BC,
nous pouvons alors écrire que :
(26.34)
Il vient alors que
:
(26.35)
Les vecteurs
et
sont
donc colinéaires! Donc les points A, G, A' sont
alignés. Autrement écrit, le point G fait
partie de la médiane AA' du
triangle ABC. Nous pouvons même dire qu'il se trouve au deux tiers
du segment AA' à
partir du sommet A.
Ce que
nous venons de montrer avec la médiane AA' est
bien évidemment aussi vrai pour les deux autres médianes. Ainsi
:
(26.36)
En résumé,
le point G fait
donc partie des trois médianes AA',BB'
et CC'. Ces trois
droites sont donc concourantes et le point G en
est le point d'intersection. Ce résultat nous sera utile plus tard
lors de notre étude des polyèdres.
C.Q.F.D.
Enfin, indiquons que si nous étions des êtres
vivants dans un espace à deux dimensions, le triangle serait
ce que nous apercevrions si des formes géométriques composées
d'au moins trois faces jointes traverseraient notre univers par
un des sommets.
Nous arrêterons là cette analogie avec un espace
à deux dimensions généralisable à chaque forme géométrique que
nous allons présenter par la suite (cercle et sphère, ellipse et
ellipsoïde, etc.). L'idée était surtout de soumettre la conception
que les volumes que nous
connaissons
dans
notre quotidien peuvent
aussi être vus comme des formes à 4 dimensions traversant notre
espace de 3 dimensions.
TRIANGE
ISOCèLE
Définition: Un "triangle isocèle" est
un cas particulier du triangle quelconque, dans le sens où il
a deux côtés égaux (isométriques).

(26.37)
Le périmètre d'un tel
triangle reste :
(26.38)
mais
comme il a deux côté égaux tel que par exemple :
(26.39)
La
surface comme nous l'avons démontré dans le cas général reste :
(26.40)
Et
le centre de gravité reste, comme nous l'avons démontré dans le
cas général, à la position :
(26.41)
Propriétés
remarquables d'un triangle isocèle : la
médiatrice et la médiane h du troisième
côté non égal aux deux autres sont confondues (cf.
chapitre de Géométrie Euclidienne).
triangle équilatéral
Définition: Un "triangle équilatéral"
est un cas particulier du triangle, dans le sens où il a trois
côtés
égaux :

(26.42)
Le périmètre d'un tel
triangle reste :
(26.43)
mais
comme il a trois côtés tel
que :
(26.44)
La
surface comme nous l'avons démontré dans le cas général reste :
(26.45)
Et
le centre de gravité reste comme nous l'avons démontré dans le cas
général, reste à la position :
(26.46)
Propriété
remarquables d'un triangle équilatéral : Médiatrices
et médianes sont confondues (cf.
chapitre de Géométrie Euclidienne)!
triangle rectangle
Définition: Un "triangle rectangle" est
un cas particulier du triangle, dans le sens que sur un de ses
trois
angles, il y a au moins un angle droit.

(26.47)
Le périmètre d'un tel
triangle reste :
(26.48)
La
surface comme nous l'avons démontré dans le cas général reste (surface
de la moitié d'un rectangle de même base et de même hauteur):
(26.49)
Et
le centre de gravité reste comme nous l'avons démontré dans le cas
général, reste à la position :
(26.50)
Propriété
remarquable d'un triangle rectangle : le
triangle rectangle à ceci de particulier, que nous pouvons directement
lui appliquer le théorème de Pythagore (cf.
chapitre de Géométrie
Euclidienne).
TRAPÈZE
Définition: Un "trapèze",
est un quadrilatère
(non croisé) ayant deux côtés (au moins) parallèles.

(26.51)
Lorsque les
deux côtés ont même longueur (ou, sont de même
longueur), nous obtenons les cas particuliers du carré,
du rectangle, du losange, du parallélogramme (ici, ordre
du plus précis au plus général, nous pourrions
mettre le losange en n° 2).
Aussi un usage
courant consiste à ne retenir qu'une définition plus
restrictive, afin de ne pas prendre en compte ces figures particulières.
Nous ajoutons dans ce cas que les longueurs des deux côtés
parallèles ne sont pas égales (cela permet aux élèves
des petites classes d'éviter les confusions résultant
de l'existence de deux noms pour le même objet, par exemple
losange et trapèze).
Remarque: Il existe un cas particulier de trapèze, le "trapèze
isocèle", dont les deux côtés
non parallèles sont de même longueur. (nous pouvons
ajouter : Comme ces deux côtés ne sont pas parallèles,
il ne s'agit pas d'un parallélogramme).
PARALLÉLOGRAMME
Définition: Le "parallélogramme" est
un cas particulier du quadrilatère (et du losange aussi), où les
côtés sont parallèles deux à deux :

(26.52)
Remarque: Tous les parallélogrammes sont donc dans la famille
des trapèzes.
LOSANGE
Définition: Le "losange" est
un cas particulier du parallélogramme dans le sens où ses quatre
côtés sont égaux.

(26.53)
CERCLE
Il existe plusieurs définitions possibles du cercle. Voyons au
moins deux.
Définitions:
D1. Un "cercle" est
un cas particulier d'un polygone avec une infinité de côtés.
D2. Un "cercle" est une
courbe plane dont tous les points sont à égale distance d'un
point fixe appelé "centre".

(26.54)
Nous
démontrons dans la section d'Informatique Théorique
(cf. chapitre de Méthodes Numériques),
que le périmètre
d'un cercle de rayon R et
donc de diamètre est
donné par :
(26.55)
La
relation de surface peut être obtenue de deux manières :
1.
Par recherche de la primitive du périmètre P ce
qui nous donne :
(26.56)
2.
La seconde méthode est plus esthétique et fait appel à l'équation
paramétrique du cercle, trivialement donnée par les projections
orthogonales des coordonnées cartésiennes :
(26.57)
Nous
savons que l'aire décrite par une fonction f(x) est
donnée par :
(26.58)
Il
nous suffit alors de substituer dans cette intégrale les variables
paramétrées :
(26.59)
Ainsi
:
(26.60)
Les
bornes d'intégration étant bien évidemment nous
avons :
(26.61)
Nous
avons donc aussi par cette méthode :
(26.62)
La longueur l
d'une tranche d'angle d'ouverture d'un
cercle de rayon R est bien évidemment donné par :
(26.63)
et la surface S d'une
tranche d'angle d'ouverture d'un
cercle de rayon R de manière identique par :
(26.64)
Soit
connue la relation de calcul de la surface d'un triangle. Nous avons
selon la figure ci-dessous (la démonstration tient seulement dans
le résultat lui-même) :

(26.65)
Remarque: Par définition du cercle, il est évident que le centre
de gravité du cercle se confond avec le centre de celui-ci.
ELLIPSE
Définition: Une "ellipse" est
une courbe fermée dont chaque point est tel que la somme de ses
distances à
deux points fixes appelés "foyers" est
constante (comme nous l'avons vu dans le chapitre d'Algèbre Ensembliste,
l'ellipse peut aussi être vue comme une transformation affine du
cercle).

(26.66)
Introduisons pour commencer un petit texte relativement
au calcul du périmètre de l'ellipse:
Soit l'équation paramétrique
en coordonnées cartésiennes d'une ellipse :
(26.67)
La distance entre le centre de l'ellipse et son périmètre
est alors donnée par le théorème de Pythagore :
(26.68)
Un élément d'arc est alors donné par :
(26.69)
Le périmètre de l'ellipse est alors donné par l'intégrale
:
(26.70)
et là sa commence à se corser...
Ce genre d'intégrale n'est pas facilement calculable à l'aide des
primitives connues, intégration par parties, changements de variable
ou autre. Il s'agit de ce que nous appelons une "intégrale
elliptique du second ordre en J"
pour (cf.
chapitre de Calcul Différentiel Et Intégral) :
(26.71)
De longs développements que nous présenterons dans
quelques années dans le chapitre de Calcul Différentiel Et Intégral
donnent pour le périmètre après un calcul en série limitée :
(26.72)
La relation
de surface de l'ellipse peut être obtenue de manière très similaire
à celle du cercle et les calculs sont curieusement beaucoup plus
simples que ceux du périmètre. Rappelons que l'équation paramétrique
l'ellipse est :
(26.73)
Nous
savons que l'aire décrite par une fonction f(x) est
donnée par :
(26.74)
Il nous
suffit alors de substituer dans cette intégrale les variables paramétrées
:
(26.75)
Ainsi
:
(26.76)
Les
bornes d'intégration étant bien évidemment nous
avons :
(26.77)
Remarque: Il faut faire attention dans ce genre de calculs à
l'ordre des bornes d'intégration. Effectivement, si nous avions pris
les bornes allant de  (au
lieu de  )
il faut imaginer que la fonction intégrée parcoure le périmètre dans
le sens négatif de l'axe des abscisses. Donc l'intégrale serait alors
forcément négative.
Nous
avons donc aussi par cette méthode :
(26.78)
Remarques:
R1.
Nous
supposons comme évident que le centre de gravité de l'ellipse se
confond avec le centre de celle-ci.
R2. Nous renvoyons le lecteur à l'étude des coniques (cf.
chapitre de Géométrie Analytique) pour le calcul de la
surface d'une ellipse
à partir de son "paramètre d'ellipse" et son "excentricité"
(tout y est démontré).
VOLUMES
CONNUS
Il existe plusieurs définitions du concept de volume (surface
qui limite un corps). Une définition
due à Euclide et une autre due au domaine de la topologie
(voir le chapitre du même nom).
Définitions:
D1. Un "volume" est
ce qui a longueur, largeur et hauteur.
D2. Un "volume"
est une variété topologique de dimension 3.
Les surfaces qui limitent un corps peuvent être planes ou courbes:

(26.79)
A gauche, le corps est limité uniquement par des
surfaces planes, au milieu par une et une seule unique surface
courbe, et à droite par une surface courbe et deux surfaces planes.
Remarque: Nous nous intéresserons dans un premier temps uniquement
aux propriétés (surface, volume, centre de gravité,
moment d'inertie...) de volumes plongés dans des géométries
euclidiennes.
POLYÈDRES
L'étude des polyèdres (particulièrement les polyèdres platoniciens)
est très
importante en physique (pour la cristallographie par exemple) et
en mathématique
car il permet d'avoir une application sympathique des groupes finis
(cf.
chapitre d'Algèbre Ensembliste). Il convient donc de porter
une lecture relativement attentive à ce qui va suivra.
Par ailleurs, l'étude des polyèdres est aussi un moyen très pédagogique
et esthétique pour voir la mise en oeuvre de plusieurs théorèmes
géométriques, de trigonométrie et d'algèbre vectoriel.
Précisons avant toute chose que les différents polyèdres ne seront
délibérément pas présentés sur un pied d'égalité. Ainsi, nous nous
concentrerons sur certaines propriétés pour certains et pas pour
d'autres.
Définitions:
D1. Un "polyèdre" est
un solide dont la frontière est
formée de plans ou de portions de plan. Les portions
de plan qui comprennent ainsi entre elles le polyèdre,
sont les faces, chaque face, étant limité par intersections
(les arêtes) avec les faces voisines, est un polygone. Les
côtés
de ce polygone sont les arêtes du
polyèdre. Nous appelons "sommet" d'un polyèdre
tout sommet d'une quelconque de ses faces.

(26.80) D2. Un "polygone régulier" est
un polygone dont les côtés, et tous les angles sont égaux (cette
définition nous sera utile pour les polyèdres réguliers).
Parallélépipède
Définition: Le "parallélépipède" est
un volume à six faces parallèles deux à deux (donc il n'est pas
un polyèdre régulier!).

(26.81)
Son
volume est simplement donné par la définition même du volume...
:
(26.82)
Quand à sa surface, il
s'agit simplement de la somme des surfaces des rectangles sans
rien de particulier.
Calculons maintenant
le moment d'inertie d'une plaque (parallélépipède)
d'épaisseur e et de surface transversale S
dont l'axe de rotation est y :

(26.83)
Un élément de volume
du rectangle (en gris) est donné par :
(26.84)
et :
(26.85)
et occupons nous maintenant
du moment d'inertie de ce rectangle par rapport à l'axe z
(perpendiculaire à x et à y donc)
et disposons les axes de façon à avoir:
(26.86)
Nous avons :
(26.87)
où r est donc dans la plan de x et y.
Avec :
(26.88)
d'où :
(26.89)
Soit le moment d'inertie d'une plaque
rectangulaire :
(26.90)
si la plaque est carrée
de côté L :
(26.91)
Nous allons montrer qu'il est dès
lors possible de calculer le moment d'inertie du triangle équilatéral
et rectangle.
Le moment d'inertie toujours par rapport
au même axe mais pour la moitié du carré est
donnée par :
(26.92)
Si le centre de gravité est
posé sur le tiers de la médiane partant du centre
de gravité du carré et que nous faisons usage
du théorème
de Steiner (cf. chapitre de Mécanique Classique), il vient
:
(26.93)
Qui est donc le moment d'inertie d'un
triangle équilatéral.
En procédant exactement
de même pour un triangle rectangle de côtés a,
b dont l'axe de rotation passe par le centre de masse G,
il vient :
(26.94)
PYRAMIDE
Définition: La "pyramide" est
un polyèdre
qui a pour base un polygone et pour faces latérales des triangles
réunis en un point appelé "sommet".
La pyramide n'est donc pas dans le cas général un polyèdre régulier!

(26.95)
Considérons une surface
S(t) de la section de la pyramide avec le plan d'équation
,
alors le volume V cherché est égal à
:
(26.96)
Nous parlons d'équation
de plan alors qu'il n'y a pas de repères défini pour
l'instant. Au fait, dans l'intégrale, t varie entre
0 et h. Cela sous-entend que nous prenons un repère
centré en H (le pied de la hauteur de la pyramide),
d'axe de la droite
(la hauteur de la pyramide) orientée de O vers H
(du pied de la hauteur vers le sommet). Les deux autres axes sont
choisis quelconques dans le plan de la base de la pyramide.
Il nous faut préciser
maintenant ce que vaut S(t) en fonction de t
:
Soit S l'aire de
la base de la pyramide. La section de la pyramide par le plan
d'équation
se déduit par l'homothétie de centre O et
de rapport t/h. Donc l'intégrale s'écrit
:
(26.97)
Le fait d'avoir pris le carré
de t/h provient du fait que chaque terme intérieur
de S est le produit de deux termes (selon le calcul de
la surface d'un triangle) chacun de rapport d'homothétie t/h.
Ainsi, nous avons :
(26.98)
PRISME
DROIT
Définition: Le "prisme
droit" est
un polyèdre dont les bases sont deux polygones égaux à côtés
parallèles (elles ont la même surface!),
les faces latérales étant des parallélogrammes.
Donc le prisme droit n'est pas un polyèdre régulier!
Les deux faces parallèles et de même forme sont appelées
les bases du prisme droit.

(26.99)
Pour calculer le volume V
d'un prisme droit, nous devons tout simplement multiplier l'aire
de sa base B par sa hauteur h :
(26.100)
Sa base est un polygone, c'est-à-dire qu'elle peut être
un triangle, un quadrilatère, ou un pentagone... Il faut donc
savoir calculer ces aires pour calculer le volume du prisme droit.
POLYÈDRES RÉGULIERS
Définitions:
D1. Un "polyèdre
régulier"
est constitué de
faces toutes identiques et régulières.
D2. Un "polyèdre convexe" est tel que chaque point
d'un segment de droite qui joint deux points quelconques appartient
au polyèdre.
Les polyèdres réguliers sont au nombre de neuf, dont cinq
sont convexes et étaient connus de Platon. Nous appelons
parfois polyèdres réguliers uniquement les solides
de Platon et ce sont ceux-ci qui vont nous intéresser ici.
Démontrons d'abord n'existe que cinq polyèdres réguliers convexes
qui sont donc appelés les "les cinq solides platoniciens" (les
autres colonnes
du tableau ci-dessous seront démontrées et expliquées un peu plus loin)
:
Nom (m,n) |
Image |
S |
A |
F |
F - A + S |
Tétraèdre (3,3) |

|
4 |
6 |
4 |
2 |
Hexaèdre ou cube (4,3) |

|
8 |
12 |
6 |
2 |
Octaèdre (3,4) |

|
6 |
12 |
8 |
2 |
Dodécaèdre (5,3) |

|
20 |
30 |
12 |
2 |
Icosaèdre (3,5) |

|
12 |
30 |
20 |
2 |
Tableau: 2161
- Cinq polyèdres réguliers
Démonstration:
Soient m le nombre de côtés de chaque
face d'un polyèdre régulier, n le nombre des arêtes qui
se rencontrent en chaque sommet. Nous avons alors que chaque angle
d'une face quelconque est donné par :
(26.101)
Attention c'est l'angle qui
définit donc l'angle d'une face et non pas !
Ce qui découle de la figure suivante :

(26.102)
où nous avons :
(26.103)
et :
(26.104)
Mais, la somme des n angles groupés autour d'un sommet
est plus petit que les n angles qui coupent un plan en partie égales
(nous supposerons cela intuitif par découpage)! Chacun d'eux est
donc inférieur à :
(26.105)
donc :
(26.106)
d'où :
(26.107)
Les nombres m et n sont tous deux au moins égaux à 3
(le plus petit polygone étant le triangle). Il en résulte que les
seuls cas possible sont :
(26.108)
C.Q.F.D.
Notons maintenant F le nombre de faces, A le nombre
d'arêtes et S le nombre de sommets. Alors, rappelons que
nous avons démontré dans le chapitre de Théorie Des Graphes la "formule
d'Euler" (ou "théorème de Descartes-Euler") que
:
(26.109)
et celle-ci est bien évidemment valable aussi pour l'aplatissement
d'un polyèdre dans la plan (et donc in extenso d'un polyèdre).
Remarque: La représentation sous forme d'un graphe de l'aplatissement
d'un polyèdre est appelé "diagramme
de Shlegel".

(26.110)
Dans le cas des polyèdres réguliers, chaque face possède m arêtes
de sorte que est
l'ensemble des arêtes des faces et comme chaque arête rencontre
exactement deux faces, nous avons l'égalité (prendre un exemple
pour s'en convaincre au cas où!) :
(26.111)
et comme n est le nombre des arêtes qui se rencontrent
en chaque sommet, et que chaque arête relie deux sommets, nous
avons également :
(26.112)
Soit :
(26.113)
En injectant dans la formule d'Euler, nous avons alors :
(26.114)
et nous retrouvons l'inégalité du théorème précédente. Reprenons
notre calcul :
(26.115)
d'où nous tirons :
(26.116)
Nous pouvons maintenant entreprendre la classification des polyèdres
réguliers.
Le tétraèdre :
(26.117)
L'octaèdre :
(26.118)
L'hexaèdre ou
cube :
(26.119)
L'icosaèdre :
(26.120)
Le dodécaèdre :
(26.121)
ce qui termine notre classification.
TÉTRAÈDRE RÉGULIER
Nous avons montré que pour le tétraèdre et
il est relativement aisé de deviner qu'un tel polyèdre est formé de
3 triangles équilatéraux identiques comme le montre la figure ci-dessous
:

(26.122)
Pour cela, commençons par étudier le triangle équilatéral suivant
:

(26.123)
Dans ce triangle équilatéral, a est la côté, h la
hauteur. Les médiatrices sont h, h', h'' des
côtés respectifs BC, AB, AC.
h et h' se coupent en un point P (barycentre).
Par construction du triangle équilatéral, nous avons (il
suffit d'appliquer Pythagore pour le démontrer).
Nous avons par ailleurs démontré lors de notre étude du triangle,
que le barycentre de celui-ci se situe toujours à 2/3 de la hauteur
de la médiane. Comme médiane et médiatrices sont confondues dans
le cas du triangle équilatéral, nous avons alors .
Maintenant, nous tirons une droite passant par le point P et
perpendiculaire au plan dans lequel se trouve le triangle. Soit D un
point sur cette droite, comme nous
aurons bien sûr (il
suffit d'appliquer Pythagore à nouveau!).
Il ne nous reste donc plus qu'à nous arranger pour que et
nous aurons le tétraèdre régulier que nous voulions. Nous calculons
alors :
(26.124)
et donc :
(26.125)
donc :
(26.126)

(26.127)
La médiatrice de BC passant par M coupe H en
un point O, qui n'est rien d'autre que le centre de la sphère
circonscrite au tétraèdre. En effet, par construction, nous avons et
la médiatrice nous donne .
Thalès nous donne également :
(26.128)
et pour les développements qui suivront nous poserons .
Calculons maintenant la surface totale. Elle sera nécessairement
donnée par la surface d'une seule face multipliée par le nombre
de faces, et comme nous avons démontré comment calcul la surface
d'un triangle plus haut il vient immédiatement :
(26.129)
Pour le volume c'est tout aussi simple puisque nous avons démontré plus
haut quel était celui d'une pyramide. Il vient alors immédiatement
:
(26.130)
HEXAÈDRE RÉGULIER (CUBE)
Le cube est le polyèdre régulier qui nous est le plus familier,
il compte 6 faces et sa construction ne nécessite probablement
pas d'être présentée.
(26.131)
Puisque tous les côtés sont de longueur a, la surface
est simplement donné par la multiplication de la surface des 6
faces. Ainsi :
(26.132)
et le volume :
(26.133)
OCTAÈDRE RÉGULIER
Nous avons montré que pour l'octaèdre et
il est relativement aisé de deviner que l'octaèdre régulier est
formé (par définition) de 6 triangles équilatéraux identiques.
Pour construire, et montrer qu'il est possible de construire,
un tel polyèdre nous posons comme précédemment que son côté vaut a.

(26.134)
Ensuite, nous notons O le point d'intersection des deux
diagonales. Nous avons alors :
(26.135)
et :
(26.136)
Sur la droite perpendiculaire au plan qui contient notre carré,
et passant par O, nous ajoutons deux sommets E, F à une
distance que nous calculons comme suit :
(26.137)
d'où nous tirons :
(26.138)
Donc :
(26.139)
Notre polyèdre est bien composé de huit triangles équilatéraux
tous identiques. Chaque sommet compte quatre arêtes et quatre faces,
ce qui nous permet d'affirmer qu'il est bien régulier et termine
ainsi notre construction.
La surface de l'octaèdre régulier est :
(26.140)
avec h étant la hauteur du triangle équilatéral de côté a que
nous avons déjà calculé plus haut. Pour le volume, c'est encore
basé sur celui de la pyramide. Ainsi :
(26.141)
Et nous supposerons qu'il est évident pour le lecteur que notre
octaèdre est inscrit dans une sphère de rayon R dont le
centre est le point O. Pour R, nous avons :
(26.142)
Montrons déjà maintenant que nous pouvons construire l'icosaèdre
régulier à partir de l'octaèdre et que ce premier existe est bien
constructible.
Pour cela, nous allons d'abord considérer un repérage vectoriel
des points suivants de l'octaèdre avec l'origine O placée
au barycentre:

(26.143)
Nous avons alors :
(26.144)
Une fois ceci posé, considérons la figure suivante :

(26.145)
Sur la figure ci-dessus, A' est un point qui part de A et
qui arrive en B, et soit B' un point qui part de C et
qui arrive en B, et pour finir E' un point qui part
de B et arrive en E. Ces trois points partent en
même temps et avancent à la même vitesse. Si nous suivons ces trois
points, qui forment un triangle A'B'E', nous
sentons bien intuitivement qu'il existe un lieu tel que A'B'E'
soit un triangle équilatéral.
Déterminons ce lieu :
(26.146)
et donc :
(26.147)
et nous voulons :
(26.148)
Alors :
(26.149)
Soit :
(26.150)
Ce qui se simplifie en :
(26.151)
et comme ,
nous obtenons pour la résolution de ce polynôme du deuxième degré (cf.
chapitre de Calcul Algébrique) la seule solution acceptable :
(26.152)
le lecteur remarquera peut-être qu'il s'agit de l'inverse du
nombre d'or.
Selon la figure ci-dessous, si nous posons alors
nous retrouvons à nouveau la même valeur pour (soit
le lecteur le vérifiera lui-même, soit nous sur demande nous pouvons
faire le détail des calculs) et idem pour tous les autres points
:

(26.153)
Notre nouveau polyèdre comporte donc une face par face de l'octaèdre
et une face par arête de l'octaèdre. Nous avons ainsi vingt faces
composées de triangles équilatéraux identiques. De plus, cinq arêtes
et cinq faces se rencontrent en chaque sommet. Nous obtenons alors
un icosaèdre régulier.
Nous avons pour les coordonnées de chaque sommet (il faut bien
observer que les sommets sont opposés par paire en une composante
sur la figure) :
(26.154)
ICOSAÈDRE RÉGULIER
Nous avons vu précédemment comment construire l'icosaèdre régulier.
Il existe donc bien.

(26.155)
Connaissant les coordonnées des différentes sommets, calculons
maintenant la surface et le volume de l'icosaèdre régulier.
Le calcul de la surface est simple puisqu'il s'agit de 20 triangles équilatéraux.
Nous avons doc :
(26.156)
donc :
(26.157)
Donc :
(26.158)
Donc :
(26.159)
Le calcul du volume est lui un peu plus subtil...
L'icosaèdre est construit autour du pentagone et de la section
d'or comme nous avons pu nous en apercevoir lors de notre étude
de l'octaèdre.
Si jamais le lecteur n'est pas convaincu voici une figue supplémentaire
où nous voyons bien que chaque arête de l'icosaèdre est une arête
d'un pentagone (AFECB, LGHJK, DAJKC, DEGHA, BJILC, FELIH...)
:

(26.160)
Utilisant la méthode des pyramides, nous avons 20 triangles équilatéraux
qui servent de base à une pyramide dont la hauteur va jusqu'à l'origine O de
l'icosaèdre (où l'origine confondue de la sphère inscrite ou circonscrite).
Prenons pour exemple la base ABD avec l'intersection des
médiatrices se trouvant au point M comme représenté ci-dessous.

(26.161)
Comme nous le savons, le volume de chaque pyramide est :
(26.162)
La surface b est dans notre situation celle du triangle équilatéral ADB et
la hauteur h est le segment OM.
Si nous notons a le côté de triangle, alors la surface
est donnée par :
(26.163)
Pour trouver h, nous savons par construction du point M que
les triangles OMA, OMB, OMD sont des triangles
rectangles.
Travaillions arbitrairement avec le triangle OMD. D'abord,
déterminons la longueur DM. Nous avons démontré lors de
notre étude des médiatrices de longueur H du triangle équilatéral
(cf. chapitre de Géométrique Euclidienne) que DM vaut alors
:
(26.164)
Or :
(26.165)
Donc finalement :
(26.166)
Pour trouver h nous devons trouver la longueur en
termes de longueur des arêtes a de l'icosaèdre. Pour cela,
nous devons reconnaître une des propriétés géométrique élémentaires
de l'icosaèdre.
Avant d'aller plus loin, montrons une propriété du pentagone
ci-dessous avec ses diagonales d et ces cotés c :

(26.167)
BSEA est un parallélogramme. Effectivement, la diagonale BD est
parallèle au côté AE (par exemple, parce que tout deux sont
perpendiculaire à l'axe de symétrie passant par OC). Comme S est
sur BD, cela prouve que BS et AE sont parallèles.
Nous montrons de la même manière que AB et SE sont
parallèles.
Nous en déduisons que :
(26.168)
et de même pour CS :
(26.169)
Continuons..., nous avons l'égalité .
Comme de plus CD et BE sont parallèles, les triangles SCD et ABE sont
semblables. Par conséquent, les rapports de distances entre leurs
côtés sont conservés (Thalès) :
(26.170)
d'où la relation :
(26.171)
Si désigne
maintenant le rapport d/c, la relation précédente
devient :
(26.172)
et étant
strictement positif, nous avons déjà vu lors de notre étude de
l'octaèdre que l'unique racine positive est le nombre d'or :
(26.173)
Nous venons donc de montrer qu'une diagonale d'un pentagone est égale
au nombre d'or multiplié par la longueur d'une arête de ce même
pentagone.
Ainsi, nous avons dans les pentagones AFECB et LGHJK de
notre icosaèdre :
(26.174)
Remarquons également le rectangle FBGK dont le barycentre
est confondu avec celui de l'icosaèdre. Par ailleurs, FK et BG représentent
par construction le diamètre de la sphère circonscrite à l'icosaèdre
et donc en
sont le rayon r que nous allons cherchons.
Nous avons :
(26.175)
Donc :
(26.176)
d'où :
(26.177)
Maintenant, nous pouvons calculer h :
(26.178)
Or :
(26.179)
puisque le nombre d'or est racine de l'équation .
Soit :
(26.180)
Donc finalement :
(26.181)
et :
(26.182)
Ainsi, le volume d'une pyramide de l'icosaèdre est :
(26.183)
Comme il y a 20 pyramides :
(26.184)
DODÉCAÈDRE RÉGULIER
Faut d'avoir trouvé dans la littérature une manière esthétiquement
et simple de faisabilité de construction du dodécaèdre, nous nous
en passerons pour l'instant (il est possible de vivra sans).
Remarquons simplement que le dodécaèdre est composé de 12 pentagones
réguliers et son volume est assimilable à un parallélépipède sur
lequel nous avons posé sur chacune des faces une sorte de petit
toit qui au final donner les pentagones :

(26.185)
Pour notre étude du dodécaèdre, nous nous intéresserons uniquement à déterminer
sa surface et son volume.
Pour cela, considérons dans un premier temps le pentagone régulier
ci-dessous :

(26.186)
Nous allons d'abord devoir déterminer la longueur de h et
de b.
Rappelons d'abord que nous avons lors de notre étude l'icosaèdre
déjà démontré que la diagonale d'un pentagone est reliée à la longueur
de ses côtés par la relation :
(26.187)
où est
donc le nombre d'Or. Il nous reste alors à déterminer h.
Il est d'abord évident que et
que :
(26.188)
Or, deux informations nous manquent ici : l'angle et c.
Commençons par déterminer combien vaut le cosinus sans utiliser
la calculatrice (vous comprendrez pourquoi...).
Nous avons d'abord selon la relation (cf.
chapitre de Trigonométrie) :
(26.189)
Ce qui s'écrit aussi :
(26.190)
Mais cela s'écrit également en utilisant toujours la même relation
trigonométrique remarquable :
(26.191)
Soit après simplification :
(26.192)
En faisant un changement de variable et en réarrangeant les différents
termes :
(26.193)
Nous avons -1 et 1/2 qui sont deux racines évidentes et nous
obtenons donc (cf. chapitre de Calcul Algébrique) :
(26.194)
Nous n'avons plus qu'à résoudre une simple équation du deuxième
degré dont la solution est triviale en appliquant les méthodes
vues dans le chapitre de Calcul Algébrique, et nous obtenons :
(26.195)
Soit en ne prenant que la seule solution admissible nous avons
alors :
(26.196)
nous retrouvons donc nombre d'Or là aussi! et ceci nous amène
directement à écrire que :
(26.197)
Il nous reste à déterminer c. Nous avons :
(26.198)
et comme nous
avons :
(26.199)
et donc :
(26.200)
d'où :
(26.201)
Nous avons donc pour le calcul de la surface du pentagone, une
surface composée de 12 pentagones dont chacun est composé d'un
triangle de base a et de hauteur h.
(26.202)
Pour calculer le volume nous allons faire usage de l'astuce mentionnée
au début. C'est-à-dire de découper dans un premier temps le dodécaèdre
en un parallélépipède de côté :
(26.203)
puisque le côté du parallélépipède est une diagonale du pentagone
de côté s et de 6 petits toits (qui sont bien visibles sur
la figure du dodécaèdre donnée précédemment).
Chaque petit toit selon deux vues différentes aura les longueurs
suivantes (où nous retrouvons bien évidemment pour certaines arêtes
celles des pentagones s ou encore les diagonales c de
ceux-ci) :

(26.204)
Pour chaque petit toit nous traitons à part les extrémités en
les séparant et en les réunissant. Finalement nous avons deux morceaux à traiter
: la partie majeure du toit visible à gauche sur la figure ci-dessous
et la partie secondaire du toit à droite sur la figure qui n'est
d'autre que la réunion des extrémités du toit :

(26.205)
Il nous faut donc déterminer x et l et h
puisque c et s nous sont déjà connus.
D'abord nous voyons trivialement que :
(26.206)
Du théorème de Pythagore, nous avons alors :
(26.207)
En combinant ces deux relations, nous avons :
(26.208)
Il vient alors :
(26.209)
Donc :
(26.210)
Nous pouvons maintenant calculer le volume de
chacune des 6 petits toits :
(26.211)
Donc le volume total du dodécaèdre est finalement le volume des
6 petits toits sommé au volume du parallélépipède central :
(26.212)
CORPS
DE RÉVOLUTIONS
Définition: Un "corps de révolution"
est un volume que nous obtenons en faisant tourner une
courbe 2D autour d'un axe.
Il existe donc
autant de corps de révolution que de type de courbe fermée
ou non que nous pouvons faire tourner autour d'un axe.
Voyons avant d'aller plus loin la méthode générale permettant
de déterminer l'aire d'un corps de révolution. C'est-à-dire la
surface du corps engendré par la rotation d'une courbe de longueur
finie autour d'un axe:

(26.213)
Pour cela, nous remarquons que lorsque la courbe est donnée
par une équation nous
remarquons par Pythagore (voir figure ci-dessous) que l'élément
de longueur dl vérifie (relation que nous avons déjà rencontrée
dans d'autres chapitres du site):
(26.214)
donc :
(26.215)

Ainsi l'élément de surface engendré par
la rotation de l'élément
de longueur dl est donné par:
(26.216)
L'aire de la surface de révolution engendrée par une fonction continûment
différentiable est donc donnée par la relation:
(26.217)
cylindre
Définition: Un "cylindre" est
une surface engendrée par une droite qui se déplace parallèlement à
une direction fixe en rencontrant une courbe plane fixe, dont le
plan coupe la direction donnée.

(26.218)
Le volume d'un cylindre de
révolution de rayon et
de hauteur égale à h
se calcule par la méthode des disques en sachant que la
surface d'un cercle (disque) vaut :
(26.219)
La surface d'un disque étant
simplement la somme de la surface des deux disques de base et du
sommet et de la surface du rectangle plié de hauteur h et
de longueur :
(26.220)
Calculons maintenant le moment d'inertie
d'un cylindre plein par rapport à son axe de symétrie
vertical (axe de révolution) :

(26.221)
Nous avons :
(26.222)
Donc :
(26.223)
Soit maintenant G
le centre de gravité du cylindre,
coïncide avec l'axe de révolution du cylindre. Les
axes
et
jouent des rôles identiques. Les moments d'inertie
et par
rapport à ces axes sont donc égaux et s'écrivent
:
(26.224)
d'où :
(26.225)
d'où :
(26.226)
La première intégrale
est en fait le moment d'inertie du cylindre par rapport à
l'axe
et nous savons quelle vaut :
(26.227)
La deuxième intégrale
se calcule facilement en découpant le cylindre en tranches
d'épaisseur dz perpendiculaires à l'axe .
La masse de la tranche élémentaire est
soit :
(26.228)
Le moment d'inertie d'un cylindre par
rapport à un axe perpendiculaire à son axe de révolution
s'écrit donc :
(26.229)
Calculons maintenant le
moment d'inertie d'un tube ou d'un cylindre creux d'épaisseur
non nulle (toujours donné dans les formulaires techniques)
: le moment d'inertie d'un tube par rapport à son axe
de révolution est
un grand classique du traitement du moment d'inertie du cylindre.
Ainsi, considérons un tube de rayon extérieur
et de rayon intérieur .
Comme (cf. chapitre de Mécanique Classique)
:
(26.230)
Il vient dès lors que le moment
d'inertie d'un tube peut-être vu comme le moment d'inertie
du cylindre de rayon égal au rayon externe du tube diminué
du moment d'inertie du cylindre de rayon égal au rayon interne
du tube. Ainsi :
(26.231)
et si ,
il vient dès lors la relation classique disponible dans nombre
de formulaires de physique :
(26.232)
cône
Définition: Un "cône" est
une surface engendrée par une droite mobile, passant par un point
fixe et s'appuyant sur une courbe fixe; solide déterminé par cette
surface.
Le volume
d'un cône de révolution de rayon à la base r et
de hauteur égale à h se
calcule également par la méthode des disques.
La droite passant
par les points
(extrémité de la base du cône) et
(sommet du cône) est :
(26.233)
La rotation
de cette droite par rapport à l'axe des y donne
le volume du cône :
(26.234)
(26.235)
Calculons maintenant d'inertie d'un
cône par rapport à son axe de révolution :
Pour ce calcul, nous allons utiliser
la valeur du moment d'inertie du cylindre
et considérer le cône comme un empilement de cylindres
infinitésimaux.
Donc :
(26.236)
SPHÈRE
Définition: La "sphère" est
le volume engendré par la rotation d'un disque (ou cercle) de rayon
r autour de son centre de gravité.

(26.237)
Nous pouvons voir une sphère
de rayon R,
comme une surface qui est formée par la rotation d'un demi-cercle
autour de son grand axe. La fonction décrivant un demi-cercle étant
:
(26.238)
La sphère peut être disséquée donc
comme un somme de disques d'épaisseur .
Les demi-disques étant perpendiculaires à l'axe des abscisses
et de largueur
à
la position (voir
figure ci-dessous).

(26.239)
Nous avons ainsi :
(26.240)
Le volume d'un disque (cylindre) étant
donné par (en passant à la limite) :
(26.241)
et le rayon étant
donné par la fonction :
(26.242)
nous avons alors :
(26.243)
En intégrant entre ,
nous avons alors le volume de la sphère :
(26.244)
Nous pouvons également prendre les
bornes entre cela
revenant au même à un facteur 2 près :
(26.245)
Après simplification, nous obtenons
pour le volume :
(26.246)
L'expression de la surface étant donnée
par dérivant par rapport
à l'élément générant la surface, nous obtenons ainsi (c'est un
peu limite comme raisonnement mais bon...):
(26.247)
Il existe
une autre manière d'aborder ces calculs un peu plus rigoureuse.
Effectivement, dans le chapitre de Calcul Différentiel Et Intégral
nous avons introduit le concept de Jacobien qui permet de changer
les variables d'intégration en fonction du système de coordonnées
sur lequel nous travaillons.
(26.248)
et nous
avons démontré que le jacobien en coordonnées sphériques est :
(26.249)
Dès lors,
nous avons :
(26.250)
et pour
la surface (pour laquelle le rayon est constant) :
(26.251)
Au besoin, on peut trouver l'élément de surface de manière géométrique
plutôt que de passer par la jacobien car ce dernier n'est pas très
pédagogique dans les petites classes...
Alors en se rappelant que dans le chapitre de Trigonométrie nous
avons démontré que la longueur d'un arc de cercle est donné par:
(26.252) Alors il devient très aisé de compléter
la figure suivante:

(26.253)
et nous voyons alors immédiatement que:
(26.254)
ce qui est quand même plus sympa...
Calculons maintenant le moment
d'inertie d'une boule pleine homogène de masse M et
de masse volumique .
Pour cela, la boule présentant une symétrie maximum,
il est plus commode de calculer d'abord le moment d'inertie
polaire
(cf. chapitre de Mécanique Classique),
puis de déterminer
le moment d'inertie axial à partir de ce premier :
(26.255)
Comme
sont égaux par symétrie de la boule, il vient :
(26.256)
TORE
Définition: Un "tore" est
la surface engendrée par la rotation d'un cercle c de
rayon r
autour d'une droite située dans son plan, mais ne passant
pas par son centre.
Soit
l'équation d'un demi-cercle de centre :
(26.257)
Afin
d'écrire y sous
la forme d'une fonction de x,
isolons y dans
cette équation:
(26.258)
Le
cercle est constitué des graphes des deux fonctions :
-
Demi-cercle supérieur :
(26.259)
-
Demi-cercle inférieure :
(26.260)
Le
volume demandé est la différence entre les volumes engendrés par
la rotation des surfaces (surfaces définies par l'aire comprise
entre la fonction du cercle concerné et l'axe des abscisses compris
entre )
dans l'espace autour de l'axe des abscisses.
En
appliquant la relation d'intégration des corps de révolution :


(26.261)


Calculons
cette dernière intégrale par la substitution classique
donc :
(26.262)
si
:
(26.263)
si
:
(26.264)
donc
:
(26.265)

Linéarisons
cette expression en utilisant à nouveau les relations trigonométriques
:

(26.266)

Donc
le volume d'un tore de "rayon mineur"
r et
de "rayon majeur" c est
donné par :
(26.267)
Adapté
à la figure ci-dessous (prise de la littérature) :
(26.268)
et
la surface (par dérivation de l'élément génération de surface) :
(26.269)

Le
moment d'inertie du tore relativement à son axe de révolution se
calcule de la manière suivante :
Soit le volume du tore (démontré
précédemment) noté :
(26.270)
La densité volumique
du tore est donnée par (masse sur volume):
(26.271)
En coordonnées cylindriques,
nous avons :
(26.272)
d'où :
(26.273)
Le moment d'inertie est alors donné
par :
(26.274)
Posons
, dès lors :
1. Les bornes d'intégration
deviennent dès lors
puisque nous ramenons tous les points d'intégration à
l'origine en posant
2. Trivialement, puisque
nous avons donc
Ce qui nous donne :
(26.275)
Comme l'intégrale entre deux
bornes égales d'une fonction ou produit de fonction impaires
est nul (cf. chapitre de Calcul Différentiel
Et Intégral),
les intégrales de :
(26.276)
sont nulles.
Nous avons donc à calculer :
(26.277)
Posons maintenant
et donc .
Il vient donc :
(26.278)
Or, comme :
(26.279)
Donc :

(26.280)
Soit (cf.
chapitre de Calcul Différentiel
Et Intégral) :

(26.281)
Donc finalement :
(26.282)
ELLISPOÏDE
Définitions:
D1. Un "ellipsoïde"
est une surface du second degré de l'espace euclidien à trois
dimensions. Il fait donc partie des quadriques (cf.
chapitre de Géométrie Analytique) 
(26.283)
D2. Un "ellipsoïde
de révolution" est
un solide engendré par la révolution d'une ellipse
autour de l'un de ses axes.
Pour
calculer le volume délimité par l'ellipsoïde, prenons l'équation
que nous avons déterminée lors de notre étude des coniques (cf.
chapitre de Géométrie Analytique) :
(26.284)
Remarque: Dans le cas où seuls deux paramètres
aux dénominateurs sont égaux,
l'ellipsoïde peut être engendré par la rotation
d'une ellipse autour d'un de ses axes. Il s'agit alors de l'ellipsoïde
de révolution définie juste précédemment et parfois appelé "sphéroïde".
La
section par un plan parallèle au plan Oyz et
se trouvant à la distance x de
ce dernier, donne l'ellipse :
(26.285)
ou
:
(26.286)
avec
pour demi-axes :
(26.287)
Mais
comme nous l'avons démontré, la surface d'une ellipse vaut .
Par conséquent :
(26.288)
Le
volume de l'ellipsoïde est alors égal à :
(26.289)
Donc
:
(26.290)
et
si ,
nous retrouvons l'expression du volume d'une sphère :
(26.291)
Remarque: Le calcul du moment d'inertie d'un ellipsoïde
est très important en astrophysique puisque un grand nombre
d'étoiles ou de planètes en rotation sur elles-mêmes
de par leur déformation à l'équateur à
cause de la force centrifuge se voient déformés en
première approximation en tel volume.
Pour un ellipsoïde,
définissons C comme étant le moment d'inertie
le long de l'axe c, A le moment d'inertie le long
de l'axe a et B le moment d'inertie le long de l'axe
b.
Pour commencer, considérons
le moment d'inertie le long de l'axe c que nous assimilerons
à l'axe z. Dès lors, en coordonnées
cartésiennes, nous avons :
(26.292)
En faisant la substitution
suivante, nous sous-entendons que l'intégrale précédente
est une normalisation d'un ellipsoïde :
(26.293)
ce qui nous donne pour notre
intégrale (nous transformons donc ainsi le volume V
de l'ellipsoïde en le volume V' d'une sphère)
:
(26.294)
Nous pouvons maintenant passer
les coordonnées cartésiennes en coordonnées
sphériques (cf. chapitre de Calcul
Vectoriel) sans oublier
d'utiliser le Jacobien (cf. chapitre de Calcul
Différentiel
Et Intégral) que nous avions démontré comme
valant en coordonnées sphériques :
(26.295)
Donc (nous utilisons les
primitives usuelles démontrées dans le chapitre de
Calcul Différentiel Et Intégral) :
(26.296)
en y insérant pour
l'ellipsoïde :
(26.297)
nous obtenons alors :
(26.298)
et par symétrie, nous
avons les résultats triviaux suivants :
(26.299)
La matrice d'inertie (cf.
chapitre de Mécanique Classique) est alors :
(26.300)
PARABOLOÏDE
Définition: Un "paraboloïde" est
un solide engendré par la révolution d'une parabole autour de
son foyer :

(26.301)
La méthode de calcul du volume
du paraboloïde à base elliptique est exactement la
même
que celle pour la pyramide à la différence que l'équation
d'une parabole est du type
et que nous avons aussi .
Dès lors, nous avons évidemment .
Le carré de la fonction nous amène à écrire
:
(26.302)
et idem pour .
Dès lors :
(26.303)
TONNEAU À SECTION CIRCULAIRE
Maintenant regardons pour la plaisir un volume très connu par
les viticulteurs (et pas seulement!):

(26.304)
Considérons que la courbe latérale du tonneau est une parabole
d'équation:
(26.305)
Posons:
et
(26.306)
étant donné la manière dont nous avons disposé les axes x, y il
est relativement aisé de déterminer les coefficients du polynôme.
Déterminer le coefficient c est le plus simple:
(26.307)
Nous avons aussi:
(26.308)
De même que:
(26.309)
Ainsi, nous avons:
(26.310)
Le rayons d'une section horizontale d'ordonnée x est et
sa surface est donc:
(26.311)
ou:
(26.312)
Développons:
(26.313)
Le volume de liquide pour une hauteur h sera donc:
(26.314)
Pour calculer la surface intérieure du tonneau, nous considérons
la courbe extérieure donnée par un arc de parabole comme représenté ci-dessous:

(26.315)
Pour calculer l'aire latérale de ce tonneau nous devons d'abord
déterminer l'expression de la parabole ci-dessus.
En regardant la figure nous obtenons :
(26.316)
qui est un système de trois équations en les inconnues .
Après résolution nous obtenons :
(26.317)
La surface latérale du tonneau incluant la surface des deux disques aux
extrémités est alors donnée par :
(26.318)
En faisant le changement de variable nous
obtenons :
(26.319)
Cette dernière intégrale peut être calculée en utilisant les relations suivantes (dont
la deuxième a été démontrée dans le chapitre de Calcul Différentiel et Intégral):
(26.320)
où pour rappel:
(26.321)
Nous n'irons pas plus loin car la formule obtenue serait énorme et sans
grand intérêt.
Voici néanmoins une application numérique. Supposons:
(26.322)
Nous calculons :
(26.323)
Donc:
(26.324)
la première des intégrales vaut :
(26.325)
La deuxième vaut :
(26.326)
Et finalement:
(26.327)
|