Le business des Master

Je ne souhaite pas ici m’étendre ou polémiquer sur le fait que notre société contemporaine produit trop d’universitaires (et donc souvent de futurs chômeurs) dans certains domaines particuliers ni sur le fait d’avoir le droit à l’éducation dans le domaine de son choix, mais sur:

  1. le business relatif aux Masters vendus par certaines institutions de formations continues (qui font croire que le niveau obtenu sera celui d’un « diplôme de Master » universitaire alors que le niveau ne dépasse que très rarement le premier semestre d’une deuxième année de licence).
  2. l’abus d’utilisation du terme « Master » qui amène à une confusion avec un « diplôme de Master » donc un BAC+5 qui ne peut être prodigué que par des universités d’État sauf dans le cas de très rares exceptions (abus qui est pourtant punissable légalement dans certains pays de l’union européenne par une emprisonnement et une forte amende).
  3. le chaos (jungle) des Masters en tout et n’importe quoi (il y aurait plus de 6’000 « diplômes de Master » en tous genre et encore plus de Masters de formations continues) et le business malsain que génère les conseils en orientation d’entreprises privées et des catalogues de classement des meilleurs Masters qu’elles éditent avec soit disant des études rigoureuses (mais dont ni les sources ni la méthode de récolte des points ne sont disponibles…).

D’abord il faudrait que chaque État publie une liste officielle de diplômes de Master avec un programme obligatoire minimum à suivre par les enseignants et ce avec un vrai niveau de BAC+5 et non de niveau BAC+1 comme c’est par exemple souvent le cas en Suisse.

Il faudrait également interdire aux centres de formations continues d’utiliser le terme « Master », « Bachelor » ou « Postgrade » sur quelque support que ce soit. Sinon il s’agit simplement de tromperie dans l’impunité la plus totale.

Il faudrait également interdire toute publication de statistiques (et donc de classement) dès le moment où l’on ne peut pas accéder de façon transparente aux sources et à la méthode de l’étude (ceci devrait par ailleurs s’appliquer à tous les domaines de la vie et pas seulement à la formation!).

Il faudrait également que les États imposent un examen final identique pour tous les pays confondus ainsi qu’une évaluation identique de l’établissement par les étudiants  afin de pouvoir comparer objectivement (et scientifiquement) les différentes écoles et professeurs/formateurs.

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